Si vous discutez avec des acheteurs en ce moment, vous entendrez souvent la même chose : « C’est rendu difficile. »
Les taux sont plus élevés. Les calculs passent moins facilement à la banque. Les marges de manœuvre sont plus serrées.
Et pourtant, quand on regarde les prix, ils ne s’écroulent pas. Dans plusieurs régions, ils continuent d’augmenter doucement.
C’est là que le doute s’installe. Est-ce que le marché tient vraiment ? Ou est-ce qu’on retarde simplement une correction inévitable ?
Pour répondre honnêtement, il faut accepter une réalité : le marché de 2026 n’est ni en crise, ni en euphorie. Il est sous tension.

Les chiffres publiés par l’APCIQ montrent que le nombre de transactions reste en dessous des années 2020 à 2022. Ces années-là étaient exceptionnelles. Les comparer à aujourd’hui peut donner l’impression d’un ralentissement brutal.
Mais sur le terrain, l’intérêt pour devenir propriétaire n’a pas disparu.
Ce qui a changé, c’est la capacité de passer à l’action.
Depuis 2022, la hausse des taux directeurs a réduit le montant que les ménages peuvent emprunter. Les données de la Banque du Canada confirment que, même si les taux se stabilisent en 2026, ils restent bien plus élevés qu’avant.
Ça se traduit concrètement par :
Le marché ne manque donc pas d’acheteurs motivés. Il manque d’acheteurs capables de répondre aux critères actuels.
C’est une nuance importante. On ne parle pas d’un désintérêt. On parle d’un filtrage financier.

Si les prix ne baissent pas malgré un accès plus difficile, c’est pour une raison simple : il n’y a toujours pas assez de propriétés disponibles.
Les données de l’Institut de la statistique du Québec montrent que les mises en chantier progressent, oui. Mais pas assez pour rattraper les besoins accumulés au fil des années ni pour absorber complètement la croissance démographique.
En immobilier, une baisse marquée des prix survient surtout lorsqu’il y a un excès d’offres.
En 2026, ce n’est pas le cas.
Même si une partie des acheteurs se retire temporairement, l’inventaire reste limité dans plusieurs segments. Les propriétés bien situées, bien construites et correctement évaluées trouvent encore preneur.
Le marché ne s’emballe plus. Mais il ne se vide pas non plus.
C’est cet équilibre tendu qui explique la résistance des prix.
Il faut aussi remettre les choses en perspective.
Entre 2020 et 2023, le marché a connu une période hors norme. Taux historiquement bas. Forte demande. Surchauffe dans plusieurs régions. Certains ajustements étaient inévitables.
Aujourd’hui, selon les projections relayées par l’APCIQ, la hausse des prix tourne davantage autour de 2 % à 3 % selon les segments.
Ce n’est plus une flambée.
C’est une progression maîtrisée.
Et c’est probablement plus sain.
Un marché qui avance lentement laisse place à des décisions plus réfléchies. Moins d’impulsivité. Moins de pression artificielle. Plus de planification.
Pour les ménages comme pour les promoteurs, cette stabilité relative change la dynamique.
Quand on regarde les régions, la différence entre Montréal et Québec est révélatrice.
Montréal demeure un moteur économique majeur, mais les prix y sont élevés et l’accessibilité plus tendue.
À Québec, le positionnement est différent.
Les prix restent plus abordables en comparaison. La croissance est présente, mais moins agressive. L’environnement économique est stable.
Ce mélange attire des acheteurs qui cherchent un compromis entre budget, qualité de vie et potentiel de valorisation.
Ce n’est pas un hasard si la capitale provinciale se démarque dans plusieurs analyses récentes.
Si on met les éléments bout à bout, la réponse est nuancée.
Oui, l’accessibilité est plus difficile.
Oui, certains ménages sont mis sur pause.
Mais il n’y a pas d’effondrement de la demande.
Il n’y a pas d’explosion massive de l’inventaire.
Les besoins en logement restent présents. La construction ne suffit pas encore à les absorber complètement.
Le marché tient parce qu’il est soutenu par cette réalité démographique et structurelle.
Ce n’est pas une illusion. C’est un équilibre fragile, mais réel.
Dans ce contexte, la construction neuve devient plus qu’une option. Elle devient une partie de la solution.
Ajouter des unités aide à détendre la pression. Mais au-delà du volume, le neuf offre aussi :
Oui, le prix d’achat peut sembler plus élevé au départ.
Mais sur plusieurs années, les économies d’énergie, la réduction des imprévus et la qualité des matériaux ont un impact réel sur le budget d’un ménage.
Si l’on veut parler sérieusement d’accessibilité, il faut parler d’offre.
Et si l’on veut parler d’offre, il faut parler de construction.
En 2026, le marché immobilier québécois ne repose pas sur une façade fragile. Il repose sur un besoin réel de logements et sur une capacité de production encore insuffisante.
La vraie question n’est pas de savoir si le marché va tomber demain.
La vraie question est de savoir si l’on construira assez, et assez intelligemment, pour répondre durablement à la demande.
Après plusieurs cycles immobiliers, une chose devient claire : les marchés ne tombent pas uniquement parce que l’accessibilité se resserre. Ils se corrigent lorsqu’un déséquilibre profond apparaît entre l’offre et la demande. En 2026, au Québec, ce déséquilibre ne vient pas d’un excès de propriétés, mais d’un manque persistant de nouvelles unités.
L’enjeu n’est donc pas de prédire un effondrement spectaculaire. Il est de comprendre comment structurer l’offre pour répondre à une demande réelle, mais financièrement contrainte. Cela implique plus de transparence, plus de données, et une meilleure mise en valeur des projets neufs qui contribuent réellement à l’équilibre du marché.
C’est dans cette optique que des plateformes spécialisées comme Vistoo jouent un rôle stratégique : en mettant en lumière l’immobilier neuf et les projets en développement, elles participent à une meilleure compréhension de l’offre disponible et à une prise de décision plus éclairée pour les acheteurs comme pour les professionnels.
Enzo est cofondateur de Vistoo. Avec plus de cinq ans d’expérience dans l’industrie, il maîtrise autant le marché locatif que le marché des ventes, en plus d’avoir une solide expérience en construction et gestion immobilière. Diplômé en marketing, il a aussi réalisé plusieurs projets universitaires liés à l’immobilier.
Quand il ne travaille pas sur Vistoo, vous le trouverez sur un terrain de soccer, à faire du sport, ou avec son laptop en voyage, incapable de vraiment décrocher du travail.